A partir de ce jour, non seulement je ne fis pas mon balluchon, mais je devins l'amant régulier de Vittoria. La pitié m'avait relancé sur le chemin de l'amour. Les semaines suivantes, nous vécúmes avec passion sur un mode extrême, entre le chagrin et l'extase, sautant de la douleur au plaisir.
alors que mon but restait de trouver ma place dans la société européenne, je refusais celle qu'on m'offrait, je préférais m'enliser, dévisser... Prochaine étape, la folie sans doute ?
J'aurais quitté plus vite la Sicile si, un jour, par hasard, je n'avais pas ouvert un cahier manuscrit appartenant à Vittoria, dont je feuilletai machinalement les pages. C'était une sorte de journal intime, dépourvu de dates, où elle jetait des pensées. Je le parcourus. La surprise me déchira: je ne reconnaissais pas la Vittoria vive, volontaire, dynamique, consacrant une heure et demie à sa gymnastique chaque matin avec une camarade du village, j'y découvrais un personnage plus sombre, parlant de son corps souffreteux, des efforts que lui coûtaient les tâches quotidiennes, de sa peur de l'avenir, un texte émaillé d'étranges alinéas comme celui-ci : « La mort est ma compagne. Je m'endors en pensant à elle, en songeant que, si mon état empire, je pourrai toujours me reposer contre son épaule et m'y consoler de la vie pour toujours »
Over 40 millioner storyboards skabt
Ingen Downloads, Intet Kreditkort og Intet Login Nødvendigt for at Prøve!