enfants bangladeh

enfants bangladeh

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  • Mon nom est Ahmed. J`ai huit ans puis je vis au Bangladesh.
  • Mes parents sont décédés. Je marche cinq kilomètres à chaque jour pour me rendre au travail pour faire vivre mon petit frère.
  • Je suis juste un des millions d'enfants qui travaillent illégalement ici.
  • Le travail des enfants est interdit dans le monde depuis 1992 mais, ici, nous sommes en 2016 et ils me permettent de travailler au noir.
  • Je rêve un jour d'être capable d'aller à l'école mais tout mon temps est passé à travailler.
  • Je travaille environ 15 heures par jour mais ceci n'est pas tout...
  • Je gagne seulement 8$ par mois pour 450 heures de travail.
  • Si je vivais au Canada, je ferais 5000$ par mois pour le nombre d'heures que je travaille. Mais, au Canada, le travail n'est pas permis avant l'âge de 15 ans alors je pourrais avoir une éducation comme ces élèves, à côté de moi.
  • Il y a 8 millions d`enfants juste comme moi au Bangladesh qui travaillent pour aider leurs familles puisque il y a beaucoup de pauvreté ici.
  • En août 1990, Le Bangladesh a signé la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (CIDE). Tristement, ceci a été ratifié plus tard.
  • Je m'apelle Sumaiya Khair et je suis militante pour les droits de l’homme et chercheure sur le travail des enfants à Dacca, la capitale.
  • Des milliers d’enfants sont chaque jour contraints au travail forcé à cause de la pauvreté et parce que leurs parents n’ont pas d’emploi.
  • Mon petit frère et moi vivons ici tout seul. Je sais que ce n'est pas propre mais ceci est comment la plupart des enfants au Bangladesh vivent, dans des conditions si misérables.
  • Série de questions que Ahmed se pose...
  • Parfois, je me pose des questions dont je n'ai pas les réponses. Pourquoi c'est moi qui dois travailler? Pourquoi le gouvernement ne punit pas les mauvais employeurs? Pourquoi est-ce que le gouvernement ne s'occupe pas des enfants démunis comme mon frère et moi?
  • Pourquoi c'est moi qui dois travailler 15 heures par jour pour gagner à peine assez pour nourrir mon petit frère et moi? Pourquoi l'ONU ne fait rien pour nous aider?
  • Pourquoi mon petit frère et moi devons nous habiller de la même façon à chaque jour car on n'a pas d'argent? Pourquoi est-ce qu'on n' a pas le droit à l'éducation?
  • Le travail des enfants au Canada et dans la plupart des pays développés n'existent plus grâce à la Convention no. 182 sur l’interdiction et l’éradication des pires formes de travail des enfants.
  • Les enfants, au Canada, entre l'âge de 4 et 18 ans, sont obligés d'aller à l'école. Ceci est merveilleux mais très injuste puisque nous, au Bangladesh, nous n'avons pas cette chance puis je ne comprends pas pourquoi.
  • On fabrique des chandails pour des compagnies comme Joe Fresh pour que les enfants au Canada ou ailleurs dans le monde aient des habits à porter mais on n'a pas de récompenses puis personne pense à nous.
  • Voici Juan Somavia. Il est directeur général de l’Organisation internationale du Travail. Juan dit...
  • « Les visages du travail dangereux sont inquiétants et pénibles. La vie et le corps de ces enfants sont littéralement diminués par ce qu’ils font. Si les adultes ont besoin de protection contre le travail dangereux, imaginez à quel point il est impératif de sauver les enfants qui sont dans la même situation. Il faut en faire beaucoup plus pour eux. »
  • Juan a raison. À chaque jour, il y a des chances qu'on meurt puisque notre travail est très dangereux. Par exemple, travailler dans les usines, dans la construction... Souvent, on se fait mal puis des fois une petite erreur suffit... On peut perdre un membre ou mourir.
  • Un peu d'espoir...
  • L'Unicef protége les enfants d'aller au travail de plus en plus et offre des programmes pour les envoyer à l'école.
  • L’autre bonne nouvelle est que le travail des enfants a diminué de près d’un tiers : il est en effet passé de 215 millions d’enfants en 2000 à 168 millions aujourd’hui. Ces progrès ont été réalisés grâce à des programmes comme celui de l’UNICEF au Burkina Faso, qui a permis de sortir 20 000 enfants des mines d’or et de leur offrir une éducation et une formation, et de procurer à leurs parents de nouveaux moyens de subsistance.
  • Voir des changements positifs qui arrivent me donne un peu d'espoir pour qu'un jour, mon frère et moi pourrons aller vivre au Canada puis aller à l'école au lieu de travailler pendant de longues heures.
  • Voici des photos des enfants au travail
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